Mon enfance et mes études d’arts à Lille

Je suis née dans la métropole Lilloise en 1986.

J’ai toujours adoré gribouiller et peindre. Quand j’étais au collège, j’ai commencé à faire des portraits au crayon gris, partout où j’allais, et je suivais des cours de peinture chaque mercredi. A 15 ans, je suis entrée à l’ESAAT à Roubaix pour suivre des études d’arts appliqués (option design) jusqu’en 2004. J’y ai acquis une solide base artistique et une culture de l’image primordiale.

Une fois diplômée, je suis partie vivre à l’étranger. J’ai passé plusieurs mois à Londres puis au Cap Vert. De retour en France, j’ai été la « voix off » du métro de Lille pendant 4 ans. Aujourd’hui encore, vous pouvez entendre ma voix dans tous les ascenseurs du métro de la métropole Lilloise !

portrait photographe lille Double exposition Hélène Douay

Mon parcours professionnel en tant que photographe/vidéaste dans le Nord

J’ai finalement quitté ce travail pour reprendre un parcours professionnel dans l’image. Après une formation professionnelle en montage vidéo à l’école des Gobelins, j’ai été embauchée comme vidéaste au sein de l’Education Nationale. Pendant trois ans, j’ai réalisé de nombreuses vidéos institutionnelles, pédagogiques ainsi que des vidéos pour le service communication de l’Université de Lille et l’INSPE (anciennement IUFM / ESPE). En parallèle, j’ai créé mon entreprise de photographe en 2013 à laquelle je me consacre exclusivement depuis 2016. Mon studio photo se situe chez moi, à Lille (Haubourdin).

La place du maternage proximal dans mon travail

La maternité a eu un puissant impact sur mon travail. Jandira, née en 2008, m’a fait découvrir le maternage proximal avec le portage, le cododo, l’allaitement long… Ce cheminement nous a amené à l’instruction en famille. Elle a quitté l’école après le CE1, en même temps que mon choix d’arrêter le salariat. Quelques mois plus tard, nous partions en voyage dans toute la France, en famille, pour réaliser le tournage de mon premier long-métrage : le film « Uniques », documentaire sur l’école à la maison et le unschooling.

Isaac est né à la maison l’été 2019. Sa venue au monde m’a replongée dans l’épanouissement du maternage proximal et m’a poussée à fonder le Collectif Pygmalion, un regroupement de photographes professionnels partageant des valeurs communes.

Pourquoi je fais des images ?

Je me suis mise sérieusement à la photo lorsque la frustration de ne plus peindre a été trop forte. Je manquais de temps et de motivation pour reprendre mes pinceaux, et je détestais voir cette passion s’éloigner malgré moi. La photo me permettait de renouer avec mon besoin de créer des images.

J’ai toujours été portraitiste avant tout. Paradoxalement, j’ai d’énormes difficultés avec la physionomie. Je cherche peut-être à compenser ma prosopagnosie en prenant en photo des visages…

Je suis aussi très attachée aux souvenirs sentimentaux. J’ai une peur immense d’oublier des moments importants, de voir s’envoler ma mémoire avec le temps. Comme dans le film The Notebook, je raconte mon histoire personnelle pour ne jamais l’oublier, à travers des images. Je veux me rappeler du regard de mon amoureux, des sourires de mes enfants, de la lumière qui illumine notre chambre chaque matin. Ces photos racontent notre histoire familiale, ce sont mes madeleines de Proust.

Peut-être aussi que j’ai été influencée par mon père, qui faisait déjà des vidéos en Super 8 dès les années 70 (sonorisées, qui plus est !). C’était assez exceptionnel à l’époque, bien loin de l’arrivée des smartphones dans tous les foyers…

Et bien sûr, il y a cette volonté de transmettre un héritage, de laisser une trace de mon existence, de survivre et faire survivre au-delà du temps et de la mort. Ce n’est pas que l’idée de créer du beau, c’est aussi l’envie de documenter la vie, raconter l’instant présent, rendre l’éphémère éternel… Partager des messages et des valeurs grâce au pouvoir des images, plus fort que l’impact des mots. Montrer ma vision, mes convictions, mes rêves en les figeant par tous les moyens.

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